Actu Juin 2020

Bernard Geoffroy nous fait partager ses lectures

Deux siècles d'aménagement de l'estran

 

en Saintonge Maritime (1680-1880)

 

 

 

                        Cette étude de Thierry SAUZEAU, professeur d'histoire moderne à l'Université de Poitiers, par ailleurs oléronais, s'avère passionnante. En effet, la Saintonge Maritime s'incarne dans un plan d'eau, abrité par les îles, qui reçoit les eaux de la Charente, de la Seudre et de la Gironde.

 

                         Jusqu'au XIXe siècle, la zone de balancement des marées -l'estran – couvre une zone élargie, étudiée sur trois siècles. De 1680 à 1792, c'est le temps des prédateurs : les parcs et pêcheries qui sont le long des côtes (intendant Bégon en 1702). L'estran est alors un prolongement au champ, dont l'occupation est réglée en communauté sous l'égide de l'Amirauté. De 1793 à 1853, le rapport à la côte change ; c'est le temps des producteurs ; le commerce l'emporte, le pêcheur supplante le paysan. Ainsi, si vers 1820, il y avait 5000 claires le long de la Seudre sur 250 hectares on en cote 20 000 sur 600 hectares en 1860. Les prises de possessions anarchiques de l'estran vaseux expliquent cette expansion : On a vu des éleveurs rétrécir le lit de la Seudre, obstruer les canaux des marais salants pour y faire des parcs à huîtres. Hérissée de pêcheries, de claires et de viviers à huîtres, la côte a basculé dans l'économie du marché, les salines de Brouage cèdent la place au bassin de Marennes-Oléron.

 

                         Entre 1854 et 1880, c'est le temps des éleveurs pour la côte saintongeaise ; en effet, un décret en 1853 sur la pêche côtière va offrir un cadre à de nouveaux modes de développement, plus durables, qui existent encore. Sous le Second Empire, l'estran considéré comme un capital productif fait l'objet d'un vaste projet s'appuyant sur la conversion définitive à l'ostréiculture. En deux siècles, la Marine a nationalisé l'estran, elle en a confié le monopole aux professionnels tout en en marginalisant les riverains.

 

 

                        Cette étude est parue dans l'ouvrage :

 

De l'estran à la digue. Histoire des aménagements portuaires et littoraux, XVIe – XX e siècles- 2018 – Presses Universitaires de Rennes – 414 pages

 


Bernard Geoffroy nous fait partager ses lectures

 

       Pierre MAUSSION – adhérent de la S.H.A.S.M. - fait, ici, revivre l'arrière-grand-père de son épouse. Capitaine au long cours, il a possédé et commandé plusieurs trois mâts : La Jeune Marie, la Marguerite et la Divatte.

         L'intérêt majeur de ce livre est de suivre les divers voyages et escales parcourus sur tous les océans. Ainsi, en Février 1866, à bord de la Jeune Marie, il se rend, à partir du Havre, à Pernambouc au Brésil où il décharge sa cargaison. Le 23 Mars, il repart avec des produits locaux, sucre, chocolat, pour le port du Havre où il revient le 1er  Juin après une heureuse traversée avec onze hommes d'équipage.

         Mes voyages sur la Jeune Marie et sur la Marguerite comme capitaine puis comme armateur m'avaient permis d'amasser une assez coquette fortune. Je décidais d'acheter un nouveau navire, appelé la Divatte, en résidence à Nantes.

            Sur ce dernier navire, il a fait dix voyages. Le troisième, en 1875, parti de Bordeaux, va en Uruguay à Montevidéo, puis en Afrique à Port-Louis (Maurice), avec arrêt à Lagos (Nigeria) et retour à Marseille.

             Vingt six documents complètent ce travail érudit, dont beaucoup de cartes illustrant les voyages.

 

Capitaine au long cours et armateur (1828-1899)

 2019 – Éditions les Indes Savantes – 242 pages
 


ACTU Mars 2020

En 1923, Paul Dyvorne publie à l’imprimerie Victor Billaud de Royan, une plaquette ayant pour titre : « Un oublié. Pierre Jônain ». Il est vrai que depuis le décès de cet oublié, le 4 Novembre 1884, les discours officiels de ses contemporains et les articles nécrologiques parus dans les sociétés dont Pierre Jônain était membre, le souvenir de cet écrivain s’était un peu perdu, même si en 1928, Eugène Moutarde put évoquer sa mémoire, grâce à quelques manuscrits qu’il eut entre les mains.

 

Il a fallu l’opiniâtreté de Robert Martel, entouré d’une petite équipe de photographes et de généalogistes habitués à transcrire des documents anciens, pour faire revivre ce personnage si attachant.

Robert Martel raconte les circonstances de la découverte du manuscrit conservé et redécouvert dans le fonds ancien de la bibliothèque de Royan pourtant très endommagée par les bombardements de 1945, pour que l’autobiographie de Pierre Jônain prenne vie.

Le manuscrit semble être prêt pour l’édition ; en page de garde le nom de l’auteur Pierre Jônain et en sous-titre : « Mon Demi-Siècle biographique,politique et littéraire.1812-1862 » ; la préface est constituée d’une lettre écrite de Paris le 13 juin 1840 par Victor Hugo et la dédicace : « À la Postérité ». Tout est prêt ; restait à faire la transcription intégrale du registre manuscrit, ce que fit Robert Martel.

 


 

Conférence

 

 

 

 

 

 

 

Parole d’une réfugiée espagnole : Neus Olivé Cabré

 

 

 

À partir de février 1939, la France ouvre ses frontières à 500 000 réfugiés républicains espagnols fuyant la guerre civile. Deux tiers de ces exilés sont hébergés en urgence dans les Pyrénées-Orientales, les autres emmenés vers différents départements français, dont la Vendée et la Charente Maritime.

 

 

 

Neus (Maria de las Nieves) Olivé Cabré naît dans une famille de paysans le 11 juin 1934 à La Granadella, dans la région des Garrigues en Catalogne. En 1938, ses parents ont cinq enfants ; leur ferme est située près du front, où la bataille de l’Ebre fait rage durant l’été. En décembre, les franquistes lancent l’offensive ; une bombe tombe près de Nieves, son tympan éclate, elle en restera handicapée à vie. La famille fuit alors vers la France, c'est le début d'un long exode qui conduira la famille en Vendée, puis à La Rochelle… Nieves s’y marie en 1954 avec Roland Chéritat, et deviendra plus tard conseillère municipale pendant la mandature de Michel Crépeau.

 

 

 

Un film de Dominique et Pierre Laudijois

 

Projection-débat, en présence de Madame Neus Olivé Cabré-Chéritat

 

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Doamine de Chatressac
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ACTU février 2020



Actu Janvier 2020


ACTU décembre 2019


Actu novembre 2019





Les 40 ans de la SHASM

9h30  CONFÉRENCE  :
Les vestiges lapidaires du prieuré Saint-Martin de Saujon.
Christian Gensbeitel, Maître de conférences en Histoire
de l’Art médiéval à l’Université Bordeaux Montaigne.

 

14h CONFÉRENCE

à définir

Expositions : documents familiaux anciens, histoire de
La Poste, fouilles et découvertes archéologiques.

 

Démonstrations : frappe de monnaies,

 

Exposés, rencontres et échanges :
les fouilles avant la SHASM,
le cas de Sainte-Gemme depuis 1976,
mener des recherches aux Archives Départementales,
l’église Saint André de Sablonceaux...

Vente de publications de la SHASM

 

Bibliothèque d’ouvrages d’histoire régionale